Cojep International

Conseil de la Justice de l'Egalité et de la Paix

COJEP International Communiqué

Le Prix du « Vivre Ensemble » décerné par le COJEP, critiqué par ses détracteurs

Depuis 2007, le COJEP (Conseil Pour la Justice l’Egalité et la Paix) décerne prix visant à récompenser des personnalités publiques œuvrant pour le vivre-ensemble.

La remise de ces distinctions est désormais instrumentalisée à travers une campagne de dénigrement ayant pour seul objectif de salir le travail de l’association comme celui des lauréats.

Alors que la crise politique entre la Turquie et la France est désormais largement consommées, les calomnies s’enchaînent pour tenter de faire croire que le COJEP ne serait qu’un outil de propagande au service du gouvernement turc et de l’AKP.

Nous tenons à rappeler que le COJEP, initialement connu sous le nom d’« association des Jeunes Turcs de Belfort », a vu le jour en 1985, avant d’adopter son nom définitif en 1992, soit dix ans avant la création de l’AKP et huit ans avant l’arrivée sous les projecteurs, de l’actuel président Erdogan.

Sur le terrain, le COJEP a mené des centaines de projets en France, participé à des ateliers sur la laïcité et été membre d’une commission sur la laïcité.

À l’image de la société française, et bien qu’issus de l’immigration turque, ses membres viennent de divers horizons et ont des positions tant politiques qu’idéologiques, bien différentes.

Lorsqu’en 2007, le COJEP a commencé à remettre des prix, son intention était de promouvoir le vivre-ensemble dans une société déjà très fracturée.

Parmi les personnalités à qui des récompenses ont été décernées, figurent le député européen allemand d’origine grecque Jorgo CHATZIMARKAKIS, le député européen Joseph DAUL, membre des Républicains, Gabriella BATTAINI-DRAGONI, Directrice Générale de l’Education, de la Culture et du Patrimoine, de la Jeunesse et du Sport au Conseil de l’Europe, Jean – Philippe MAURER, député du Bas-Rhin, Mme Micheline CALMY-REY, ancienne Ministre des Affaires Étrangères et Présidente de la Confédération de Suisse, M. Jean-Marie HEYDT, Président de la Conférence des OING du Conseil de l’Europe, Mr Claude BIRRAUX, Député Français de Haute Savoie, Cyril RITCHIE, Vice-Président de l’ONG CONGO, Jean-Louis GAGNAIRE, Député de la Loire, Lilian THURAM, Footballeur, Rokhaya DIALLO, militante antiraciste, Anissa MEZİTİ, ambassadrice UNICEF, Edwy PLENEL, journaliste, ou encore Christine LAZERGUES, présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH).

Depuis plusieurs semaines, deux de ces lauréats, Edwy PLENEL ET Rokhaya DIALLO, font l’objet d’attaques émanant de certains groupuscules organisés sur les réseaux sociaux et connus pour leur hostilité envers la Turquie et les musulmans.

Ils accusent les deux journalistes de connivences avec l’AKP et le président turc Erdogan par des groupuscules organisés pour les calomnier.

Ces deux personnalités œuvrent depuis des années à l’essor de la démocratie en France, s’engagent pour la liberté de la presse et essayent de faire évoluer les mentalités.

Pour autant, leurs positions sur la Turquie, d’ailleurs parfois hostiles, n’ont jamais évolué, y compris après la remise de ce prix du vivre-ensemble.

De ce fait, nous condamnons avec force les attaques répétées envers Edwy PLENEL et Rokhaya DIALLO, avec qui nous avons des désaccords substantiels mais à qui nous reconnaissons un réel travail en faveur du vivre-ensemble.

Il est consternant d’assister à une dénaturation du travail accompli depuis des années par la communauté turque en France pour le réduire à la politique de la Turquie.

Bien que composée de membres issue de l’immigration turque, il n’a jamais été imposé à quiconque, de soutenir un parti plutôt qu’un autre.

À noter également que le COJEP œuvre pour l’amélioration des relations entre la France et la Turquie dont 800 mille citoyens se trouvent en France.

Nous nous opposons à ce que des personnalités puissent être attaquées ou dénigrées pour avoir accepté une récompense complètement indépendante.

Dans un contexte déjà hystérisé sur les questions liées à l’immigration et à l’Islam, nous appelons le gouvernement français à faire cesser immédiatement ces harcèlements en prenant position publiquement